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  • Nos objectifs sont de donner à voir la beauté du monde et réenchanter le regard sur cette ressource vitale qu’est l’Eau. Notre souhait est d’utiliser cette approche esthétique pour mettre la sensibilité du lecteur au service de la cause de l’Eau. Notre travail se veut également une ode à l’extraordinaire adaptabilité des humains, à leur courage et à leur détermination à vivre dans des environnements aussi hostiles.

  • L’Eau est une approche pertinente pour appréhender la géographie de cette chaîne démesurée qui multiplie les milieux de vie différents. L’eau est la clé essentielle pour comprendre les relations de ces montagnards avec leur environnement naturel. C’est la porte d’accès à leur organisation sociale, à leur univers mental, religieux et à leur imaginaire.

  • L’eau a toujours été l’objet d’enjeux essentiels que ce soit pour le choix de l’emplacement du village ou pour les pratiques agricoles qui déterminent la survie. Ces dernières décennies, de nouveaux enjeux sont apparus. Désormais, les populations montagnardes ne sont plus les seules à s’intéresser à l’eau de l’Himalaya. Les intérêts nationaux et internationaux complexifient ces enjeux et les conflits se multiplient autour de cette précieuse ressource.

  • Le recul des glaciers et la diminution de la couverture neigeuse hivernale sont des effets inquiétants du réchauffement climatique en Himalaya. Une urbanisation rapide, une industrialisation anarchique et une surexploitation des ressources en eau entraînent de graves niveaux de pollution des lacs et des rivières himalayennes. Notre travail ne peut passer sous silence ces graves menaces sur le trésor inestimable que représentent les eaux himalayennes.

Les 4 approches

Adopter le point de vue de l’eau permet de mettre en évidence la frontière climatique jouée par la chaîne de l’Himalaya. Vers le sud, un versant qui reçoit les pluies de la mousson. C’est le versant vert, celui où l’eau est abondante. C’est le versant de l’eau généreuse. Vers le nord, de l’autre côté de la chaîne, le versant sec, abrité des pluies «derrière» les plus hauts sommets. Là, c’est l’eau précieuse. Adopter le point de vue de l’eau, c’est aussi mettre en évidence le double regard que portent les hommes sur cette ressource. D’un côté, c’est l’eau sacrée. De tous les éléments naturels accessibles aux humains, c’est le plus vénéré. L’eau est de tous les rites, de tous les imaginaires et de toutes les religions. L’autre regard des humains est profane, pragmatique. C’est l’eau utile à la survie, aux besoins quotidiens, au développement. Mais c’est aussi l’eau polluée, maltraitée. L’eau y est au centre des plus grands défis actuels.